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Les classes sociales existent encore ET LEUR ANTAGONISME AUSSI ! vendredi 27 décembre 2002
La classe prolétaireSelon l'Insee, les ouvriers représentent en 2000 (en pourcentage de la population active) :
La durée du travail(durée moyenne en 1998). • Japon : 48,6 heures par semaine. • Royaume-Uni : 44 h. • États-Unis : 42,3 h. (en hausse de plus d'une heure en vingt ans ; c'est le seul pays développés à enregistrer une hausse du temps de travail). • Espagne : 40,7 h. • Allemagne : 40,1 h. • France : 39,7 h. • Italie : 38,5 h. Les écarts tiennent moins à la durée légale du travail (40 à 44 h. au Japon, 38 h. en Grande-Bretagne) qu'à la quasi-absence de recours aux heures supplémentaires, notamment aux États-Uni et en Grande-Bretagne.
La classe prolétaire au chômageFrance : 275 188 licenciements économiques devraient être enregistrés en 2002, soit une hausse de 40% en deux ans.
Les jeunes (de 15 à 24 ans)France : 26,6%, en 1999.
Les prolétaires de l'économie « informelle »Afrique (en 2000) : 57,2% des emplois (en dehors des zones rurales). Selon le B.I.T., dans les années 1990n le secteur « informel » à fourni 93% des nouveaux emplois.
La classe capitalistePart des richesses créées (valeur ajoutée) par les entreprises produisant sur le territoire national, servant à rémunérer leurs capitaux propres (actionnaires) : Ce partage de la valeur ajoutée joue en faveur du capital depuis 1980, année où la part qui y était consacrée s'élevait en moyenne à 31,5% dans l'O.C.D.E. et à moins de 29% en France. Cette progression s'est faite au détriment de la part salariale et de l'impôt.
L'État de la classe capitaliste« Le retour à une situation « normale », qu'appelle le FMI de ses vœux, est la consolidation du rapport de force actuel [entre la classe prolétaire et la classe capitaliste, n.d.a..] en faveur du grand patronat, avec remise en cause de la plupart des fonctions de l'État-providence. Pour y parvenir, l'inflation et le déficit budgétaire (la dette), outils permettant de soutenir la demande, devaient absolument être brisés » [par la politique de « désinflation compétitive » mise en œuvre depuis le début de la crise, n.d.a.]. L'inflation, car ce mode de régulation, grâce à l'échelle mobile des salaires et des prix (les classes populaires deviennent propriétaires de leur logement) et défavorable aux rentiers dont les actifs financiers n'offrent qu'un rendement médiocre ; et la dette, car elle permettait d'immense investissements publics assurant une croissance soutenue et le plein emploi. La Matérielle [1] Thomas Piketty, Moins d'impôts, plus de riches, in le Défis social, op. cit., p. 30. [2] Ibid., p. 28. [3] J. Nikonoff (désormais nouveau patron d'ATTAC), Le patronat ruine l'assurance-chômage, in le Défis social, op. cit., pp. 38-39. |
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